Le Brésil en bref

Bienvenue à la rencontre du chaleureux peuple brésilien et à la découverte de sa localité la plus emblématique, Rio de Janeiro, la ville merveilleuse.

C’est une ville que j’ai toujours rêvé de visiter, pleine de contradiction, attirante et effrayante à la fois.
C’est celle du plus grand carnaval du monde, qui illustre la culture brésilienne dans sa joie de vivre et de faire la fête. Les Brésiliens sont connus pour ce côté de leur caractère, mais aussi pour leur accueil chaleureux. Et pour eux, seul l’instant présent compte. Plus tard ? Une autre manière de dire jamais.
Par contradiction, le taux d’homicide est très élevé et il est nécessaire d’en être conscient et de garder en mémoire qu’il y a un risque à flâner en ville la nuit.
J’avoue que durant mon séjour, j’ai évité les promenades nocturnes, même si c’était tentant, et j’ai toujours utilisé un Uber pour revenir chez moi le soir après une sortie.
À la plage, c’est pareil. N’emportez pas d’objets de valeur avec vous, juste un peu d’argent pour goûter à toutes les spécialités que les vendeurs locaux vous proposent tout au long de la journée.

Mais ne devenez pas paranoïaque, et profitez au maximum de l’ambiance colorée et de l’animation incessante de la ville.

Faits sur le Brésil et Rio de Janeiro

Ce que vous trouverez dans cet article:

Les vélos à Rio

Il y a beaucoup de vélos de ville à Rio, mais ils ne sont pas pour tout le monde. Il faut avoir un numéro fiscal et un numéro de téléphone local pour s’inscrire sur l’application.
C’est vraiment dommage quand on réalise la taille de la cité !

Les plages de Rio de Janeiro

La plage de Copacabana

Copacabana est surnommée La Petite Princesse de la Mer. Le week-end, par beau temps, c’est le lieu privilégié des Cariocas qui, cela va de soi, détestent les journées nuageuses.
Si pour certains la plage est synonyme de sport — ils vous diront qu’à Rio on n’y vient pas pour ne rien faire — pour d’autres, elle est l’équivalent de relaxation et de bons moments en famille ou entre amis.

Dès que le soleil pointe, les parasols et fauteuils en plastique s’installent. La ronde des vendeurs de cocktail, bières, sandwichs, brochettes de crevettes… peut commencer. Il y en aurait plus d’une centaine sur cette plage de 4 km ! S’ils sont si nombreux, c’est que c’est un commerce qui marche.

Sachez d’ailleurs que ceux qui amènent leur pique-nique se font moquer d’eux. Si quelques-uns persistent à le faire, ils deviennent des « faros ferros », littéralement ceux qui apportent leur farine et leur poulet.

Donc, évitez d’en faire partie !

La pointe d’Arpoador et la plage d’Ipanema

La pointe d’Arpoador

La plage d’Ipanema avec en arrière-plan, Morro Dois Irmãos, la colline des deux frères, Pedra da Gávea plus loin et la favela Vidigal.

Un petit escalier serpente sur la pointe d’Arpoador et permet de rejoindre son extrémité.

Le coucher de soleil à ne pas manquer depuis la pointe d’Arpoador

Nous ne l’avons pas manqué dans le sens où nous y sommes allés après une superbe journée ensoleillée, mais avons assisté impuissant à l’arrivée de gros nuages qui se sont arrêtés pile où le soleil était censé plonger dans l’océan !
Cela dit, nous avons passé un bon moment, et les couleurs du ciel étaient magnifiques.

Les rochers d’Arpoador sont un endroit où les Cariocas aiment venir en fin de journée le week-end. Il y avait du monde, et beaucoup avaient leur pique-nique et boisson pour profiter pleinement de l’instant.
L’ambiance était détendue et très joviale, comme souvent à Rio.

Il paraîtrait même qu’ils applaudissent lorsque le spectacle est grandiose. À vous de me le confirmer si vous avez la chance de l’apprécier !

La pointe d’Arpoador est aussi très sympa à faire dans la journée.

Les Cariocas

Un Carioca est tout simplement aujourd’hui un natif de Rio de Janeiro. Ce mot vient du tupi, une langue indigène, et désignait, au début de la colonisation, les habitations des hommes blancs.

Le nom du pays Brésil

Il vient de l’arbre le bois-brésil, une des principales exportations du début de la colonisation. Le bois-brésil est en effet un bois exotique qui, séché et pulvérisé, donne une teinture rouge comme la braise. C’est l’arbre national du pays.

Le drapeau brésilien

Aujourd’hui, la signification des couleurs est :
– le vert pour l’Amazonie
– le jaune pour l’or
– le bleu pour le ciel de Rio du 19 novembre 1889, jour de la déclaration de l’indépendance du Brésil. Seules 21 étoiles apparaissaient alors, représentant les 21 états du Brésil.

Si la version actuelle en compte 27, c’est qu’une loi stipule que le drapeau doit être renouvelé avec l’ajout d’un astre supplémentaire par nouvel état créé, et l’ancien brulé un 19 novembre, devenu la journée du drapeau.

Mais initialement, les couleurs avaient d’autres connotations :
– le vert pour la Maison de Braganza de Pedro I, le premier empereur de la nation
– le jaune pour la Maison des Habsbourg, la famille de son épouse
– et au centre en lieu et place du ciel de Rio se trouvaient les armoiries de l’empire brésilien.

La devise nationale

La devise nationale inscrite au centre du drapeau Ordem e Progresso, Ordre et progrès, est tirée d’une maxime d’Auguste Comte, philosophe français: L’amour pour principe et l’ordre pour base ; le progrès pour fin. Celle-ci met en évidence les idées fondatrices de la doctrine positiviste, qui a influencé la construction du Brésil Républicain.

Mais l’amour n’a jamais fait partie de la devise. Notre guide nous a dit que les militaires de l’époque étaient des gens durs, et que l’amour comme emblème n’était pas vraiment à leur goût !

Le pays du sport

Les Brésiliens sont férus de sport, et leur pays le leur rend bien en favorisant son développement.

Il y a deux raisons principales. La première, le culte de la jeunesse et du corps les pousse à s’entretenir. Ils ont bien compris que pour avoir de belles formes, on doit donner du sien ! La deuxième est le renforcement des liens sociaux et le respect mutuel. Et rien de mieux que s’entraîner ensemble au sein d’une équipe ou d’un club pour nouer de vraies relations.

Ainsi, on voit des coureurs, des marcheurs, des crossfiters, des joueurs de beach-volley, de football ou de tennis de sable sur la plage de Copacabana.

Le premier jour où je suis allée faire mon footing le long du littoral, il était 7 h 30 du matin. En règle générale, et dans beaucoup d’endroits, on est relativement seul à cette heure-là. Pas ici ! Je me suis retrouvée au milieu d’une foule des sportifs lève-tôt, et c’était vraiment génial.

Il n’y a plus non plus de ségrégation, des personnes de tous les âges se rejoignent là. Les seniors, qui se sentaient écartés des plages il y a quelques années, reviennent en force et s’assument, malgré ce satané culte du corps ferme !

Les sports

Le football

Si on devait n’en citer qu’un seul, ce serait celui-là. Plus de 16 000 Brésiliens y jouent dans le monde et on compte plus de 776 clubs professionnels au Brésil.
Des matches sont donc régulièrement télévisés, et des groupes de supporters s’agglutinent sur les terrasses de café, prenant soin d’avertir tout le voisinage, à grand renfort de bruit, quand un joueur fait une faute ou marque un but. Je n’ai jamais pu discerner quels cris annonçaient quelle action.

Le football est arrivé au Brésil dans les années 1800. Son introduction est attribuée à un étudiant, Charles Miller, qui après avoir fini ses études en Angleterre, est rentré à Sao Paulo ramenant avec lui deux ballons et les règles du jeu. Il a alors transmis son enthousiasme pour ce jeu, qui fut grandement partagé, jusqu’à faire du football le sport le plus populaire du Brésil. On peut même ajouter qu’il fait partie du patrimoine du pays.

Le volley

Entre parquet et sable.
C’est le deuxième sport national. Les Cariocas affirment que le beach-volley est né à Rio, et que les Américains l’ont « copié » en y ajoutant des règles.
Ce qui est sûr par contre, c’est que le brésil a de grands champions de volley.
Ils adorent tellement ce jeu, que la plage de Copacabana compte un nombre incroyable de terrains de beach-volley à louer. Autant vous dire que les Cariocas les prennent d’assaut du lever au coucher du soleil.

La capoeira

Cet art martial afro-brésilien s’est inspiré des techniques de combat des peuples africains au temps de l’esclavage au Brésil. Il était un moyen de se divertir, mais également une manière déguisée d’apprendre à se battre.

Les sports d’eau

Avec 600 km de littoral, le Brésil est aussi idéal pour le surf, le kitesurf ou la plongée.

La samba

La samba pour le monde entier, c’est Rio et son carnaval. Elle est l’icône de l’identité nationale brésilienne.

Si la samba est un genre musical et un style de danse brésilienne, ses origines viennent des esclaves africains, plus particulièrement de l’Angola et du Congo. Malgré le fait qu’il existe différentes sortes de samba, la plus reconnue est celle de Rio, la plus grande ville et capitale de l’empire brésilien d’alors.

La musique est interprétée par des cordes (cavaquinho et divers types de guitares) et des instruments de percussion comme le tambourin.

Des écoles, des musiciens et des associations de carnaval centrées sur la performance de la samba apparaissent dans toutes les régions du pays.

Cette danse fait vraiment partie de la vie des Cariocas.
Grâce à un tour organisé, nous sommes allés à Lapa, le quartier de la nuit de Rio. L’ambiance se passe autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des clubs où des groupes locaux jouent de la samba. Il y a des danseurs dans toute la rue, et l’atmosphère est réellement festive.

La gastronomie brésilienne

La caïpirinha

C’est celui de gauche

La caïpirinha est le cocktail national du Brésil. Il est composé de cachaça — un alcool distillé à base de jus de canne à sucre fermenté — de sucre et de citron vert.

À goûter sans faute !

Le plat regional, la feijoada

La plus connue des spécialités traditionnelles que l’on trouve à Rio de Janeiro est la feijoada.
Les morceaux considérés comme peu nobles du porc (oreilles, queue, pattes…) sont cuits à l’étouffée, puis mijotés avec des haricots noirs, du riz, et des légumes.
Ce mets est souvent servi avec du farofa, un accompagnement populaire à base de farine de manioc grillée. Il faut par contre bien le mélanger avec la sauce du plat avant de le manger. Sinon, c’est très sec et un peu étouffant !

Le lait concentré sucré

Il ne fait pas, à proprement parler, partie de la gastronomie brésilienne, mais on en trouve partout.

Il y a des gâteaux, des brigadeiros faits à partir de ce lait. La recette est très simple et c’est délicieux. Il suffit de chauffer le lait concentré sucré avec du cacao en poudre, pour la version chocolatée, de former des petites boules qu’on recouvre de paillettes de chocolat — encore ! — et qu’on laisse refroidir. J’en ai l’eau à la bouche rien que d’en parler.

En accompagnement d’une salade de fruits, ça le fait aussi !

L’histoire du Brésil

L’histoire commence en 1550, lorsque les Portugais découvrent cette terre. Ils imaginent avoir débarqué sur une île, mais se rendent compte en définitive qu’il s’agit d’un territoire bien plus grand. Ils l’appelèrent alors la Terre de la Sainte Croix.
Mais la colonisation ne s’est accélérée qu’une trentaine d’années plus tard, quand le pays devient le fournisseur européen de sucre et de bois, le bois-Brésil réputé pour sa superbe couleur vermeille.

Mais pour parvenir à leurs fins, les nouveaux arrivants ont besoin d’esclaves. Leur première idée fut d’utiliser les autochtones. Mais cela fut rapidement interdit par l’église qui signa une loi prohibant cette exploitation. La raison, cependant, n’était pas la compassion. Le but était d’enrichir la famille royale portugaise qui développait un commerce d’esclaves depuis ces colonies africaines.
Un commerce qui a vite prospéré et alimenté tout le continent américain.

En ce qui concerne les autochtones, ils ont tout simplement été repoussés dans les montagnes.

Les Amérindiens, premières victimes de la conquête portugaise

Estimée entre 4 à 5 millions à l’arrivée des Portugais, la population amérindienne va rapidement souffrir de la colonisation. Au-delà des conséquences de leur expropriation, elle se voit décimée par les maladies européennes.
En 2010, les descendants revendiqués des tribus représentaient environ 900.000 personnes au Brésil.

Le 17e siècle, une époque commerciale

Le Brésil devient le premier producteur au monde de sucre, s’enrichissant considérablement. Des villes dans le style de Lisbonne sont construites, avec des palais et des bâtiments publics décorés d’azulejos, des faïences portugaises aux motifs blanc et bleu.

Une aristocratie aux modes et aux traditions métropolitaine s’installe. Ce sont les Afidalgados, les plus prospères des colons.
Cette période historique joue également un rôle majeur dans le métissage du pays. Comme peu de femmes occidentales ont fait le voyage jusqu’ici, les nouveaux arrivés se marient avec des Africaines ou des Amérindiennes. C’est la naissance de la communauté des Caboclos, les personnes d’ascendance mixte brésilienne et européenne.

Mais au 18e siècle, la production de sucre ralentit. Cependant, la découverte de riches gisements d’or et de diamants dans le Minas Gerais offre un second souffle économique et démographique à la colonie.

La ruée vers l’or

Lorsque d’importants gisements ont été repérés à l’intérieur des terres, la ruée qui a suivi a transformé la colonie. L’immigration portugaise et l’importation d’esclaves africains ont augmenté considérablement.
Pendant plus de 50 ans, l’or est devenu la principale exportation, soutenant l’empire portugais dans le monde entier.
Mais avec l’épuisement des mines, sa part dans l’économie a chuté précipitamment. Ce fut alors au tour du café de renforcer la croissance du pays.

Petite parenthèse

Le marché de l’or est à présent dominé par les garimpos. Ces petits mineurs, non officiellement employés par des sociétés minières, travaillent de manière indépendante. Ils extraient des minéraux en utilisant leurs propres ressources, généralement à la main.

Mais les riches colons veulent plus d’autonomie

Au fil des années suivantes, ils vont progressivement gagner du pourvoir, pour enfin se libérer du Portugal le 7 septembre 1822, devenu le jour de la fête nationale.
Si la décolonisation se déroule assez pacifiquement, la période s’étalant jusqu’à la fin des années 1980 révèle une histoire tourmentée aux régimes très différents (empire, république oligarchique, dictature…).

De la « vieille » à la « jeune » république du Brésil

En 1888, la décision d’abolir l’esclavage bouleverse la structure sociale du pays.

L’empereur du Brésil est destitué par une révolte militaire soutenue par la classe supérieure, toujours en colère à la suite de la disparition des esclaves. Le Brésil devient alors une république café au lait, dirigée et contrôlée par les grands propriétaires terriens appelés les coronels.

Deux autres dates cruciales ont changé l’histoire de la nation. En 1929, la crise mondiale touche durement les exportations de matières agricoles, et en 1930, un coup d’État remplace la démocratie par une dictature.

Getulio Vargas est à la tête du pays

Dénoncé par certains comme un despote sans principes, ses partisans le vénéraient comme le Père des pauvres. Il a apporté d’importants changements sociaux et économiques, modernisé le pays et lutté contre les grosses industries et les grands propriétaires terriens.

Les suites de la Seconde Guerre mondiale

Après la Seconde Guerre mondiale, le Brésil entre de nouveau dans une période de turbulences politiques. Les quelques épisodes démocratiques se voient entrecoupés par de longues tyrannies militaires très conservatrices.
Ce n’est qu’en 1979 que s’esquisse une ouverture politique, prônant un retour progressif à la république. Bientôt accélérée sous la pression populaire, une constitution, adoptée en 1988, proclame la nouvelle république du Brésil.

Le Brésil aujourd’hui

Aujourd’hui, le Brésil est le cinquième plus grand pays du monde, compte plus de 200 millions d’habitants et est géographiquement dominé par le fleuve Amazone et la plus grande forêt tropicale du monde.

Il est devenu une très importante puissance agricole mondiale. Son principal produit d’exportation est le soja entre autres céréales, mais aussi la viande, le lait et les œufs.

Le Brésil a également fortement développé la filière de l’éthanol — un biocarburant fabriqué à partir de la canne à sucre — tout en étant un majeur producteur de pétrole, notamment grâce à des forages en haute mer.

Le mot de la fin

J’ai vraiment adoré le Brésil et l’ambiance de Rio de Janeiro. Il est cependant difficile de parler d’un pays quand on a finalement visité qu’une seule de ses villes. Même si c’est Rio !
J’aurais voulu voir Sao Paulo, la moderne, ou différentes petites localités plus calmes et moins touristiques.

Je crois que je ne vais pas avoir d’autres choix que d’y retourner !

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