Deux jours au sud de l’Islande – Les meilleurs spots

Nous sommes au troisième jour de notre périple et nous parcourons le sud de l’île, avec ses cascades majestueuses, ses plaines désertiques, et ses glaciers. 

Si vous êtes curieux de connaitre le programme de nos deux premiers jours, cliquez ici. 😊

Les meilleures choses à faire en Islande

Nous voilà dans le cœur du sujet. Quelles sont les meilleures choses à faire en Islande ?

Eh bien, vous avez l’embarras du choix, et c’est bien. 😃 Pour vous aider à choisir, vous trouverez ci-dessous les endroits que j’ai visités et les activités que j’ai faites. Il ne vous reste plus qu’à vous décider.

Mon avis personnel:
😍 A ne pas manquer
😃 Allez-y si vous avez du temps
😐 Sans grand intérêt
😭 Malheureusement nous n’avons pas pu le faire

Jour 3:  De Hella à Skaftafell – 240 km

Arrêts prévus pour la journée

  • Les cascades de Seljalandsfoss et de Gljufrabui
    • Distance depuis Hella 35 km – 25 min
    • Temps de visite 45 min
  • La cascade de Skógafoss
    • Distance depuis Seljalandsfoss 30 km – 25 min
    • Temps de visite 30 min
  • L’épave d’avion de Solheimasandur
    • Distance depuis Skógafoss 11 km – 10 min
    • Temps de visite 3 heures
  • Dyrhólaey Lighthouse park
    • Distance depuis Solheimasandur 17 km – 18 min
    • Temps de visite 30 min
  • Skaftafell
    • Distance depuis Dyrhólaey Lighthouse park 160 km – 2 heures

😍 Les cascades de Seljalandsfoss et de Gljufurarfoss

La cascade de Seljalandsfoss

Haute de 65 mètres, elle coule le long de “Tröllkonugil”, littéralement “la gorge de la femme troll”. Ce nom provient d’une saga qui raconte l’histoire d’une femme troll essayant de traverser cette gorge, et qui a dû rebrousser chemin quand elle a entendu sonner les cloches de l’église d’Asolfsskalar, un village voisin.

La particularité de cette cascade est qu’un chemin contourne la chute d’eau, ce qui nous permet de l’admirer sous un angle différent. Le bruit de la chute comme un grondement de tonnerre, les arcs-en-ciel qui apparaissent et disparaissent au rythme du mouvement de l’eau, les gouttelettes de l’embrun qui tourbillonnent dans le vent rendent le spectacle féerique. J’ai vraiment adoré cette cascade, et il a été difficile de m’en détacher.

Le chemin qui contourne la cascade

La cascade de Gljufurarfoss

En poursuivant notre chemin sur quelques centaines de mètres, nous avons découvert une autre cascade Gljufurarfoss. Pour se rendre à son pied, il faut remonter le lit de la rivière sur quelques mètres en empruntant un petit canyon. Ce n’est pas profond, et des rochers permettent la traversée les pieds au sec.

Mais une fois à l’intérieur, nous nous sommes retrouvés encerclé par les parois rocheuses, au centre des embruns de la cascade. L’ambiance était glacée, et les gouttelettes d’eau ruisselaient sur notre visage. Un hammam froid ! Si vous ne voulez pas être trop mouillé, je vous conseille de prévoir un imperméable. 

😍 La cascade de Skógafoss

La cascade est à couper le souffle. Elle est l’une des plus grandes d’Islande, avec une largeur de 25 mètres et une chute de 60 m. Un escalier aménagé sur un de ses côtés permet d’atteindre une plateforme qui surplombe la chute. La vue d’en haut est spectaculaire. Le contraste entre la rivière calme et silencieuse qui arrive, et qui se transforme en une chute tumultueuse dont le bruit résonne sur les parois rocheuses est impressionnant.


Un autre spectacle nous attend à son pied quand nous redescendons: un arc-en-ciel parfait.
Bien sûr la cascade a sa saga. Si vous avez un peu de temps devant vous pour une chasse au trésor, une légende dit qu’un des premiers colons de l’Islande, Þrasi þórólfsson, en a caché un derriere la cascade. Les habitants du village voisin ont bien trouvé un coffre des années plus tôt, mais n’ont pu récupérer que l’anneau accroché sur le côté du coffre, avant qu’il ne disparaisse de nouveau dans les eaux tumultueuses de la cascade. Cet anneau, donné à l’église locale, se trouve maintenant dans le musée Skógar.

😐 L’épave d’avion de Solheimasandur

Une autre image de l’Islande. La vision surréaliste d’une épave d’avion blanche posée au milieu d’un désert de sable noir. Un vrai décor de science-fiction ! 

La découverte de l’avion est vraiment irréelle, mais j’avoue que les 3 heures de marche aller-retour (7,6 km) sont un peu longues et très monotones. Pour vous faire une idée, le sentier est une ligne droite au milieu d’un désert de sable noir sans aucune végétation. 

Je ne sais pas pourquoi l’épave n’a pas été enlevée, son histoire n’ayant rien d’extraordinaire de mon point de vue.

En 1973,  un Douglas Dakota C-117 avec sept membres d’équipage à bord, perd progressivement de l’altitude au-dessus de la plaine de Sólheimasandur, contraignant les pilotes à atterrir en catastrophe. L’histoire s’arrête là. On peut ajouter que les raisons de cet accident restent incertaines de nos jours. Deux hypothèses demeurent: une défaillance mécanique ou l’erreur du pilote, qui aurait simplement basculé vers le mauvais réservoir de carburant; le vide.

Heureusement, tout le monde a survécu !

😃 Dyrhólaey Lighthouse park

Nous avons parcouru les 17 km qui nous ont conduit au parc et avons atteint la petite colline où se trouve le phare de Dyrhólaey.

Avec de bons yeux, on peut presque voir l’épave de l’avion au loin. 😁


Le phare est situé au point le plus méridional du continent islandais. Son voyant blanc qui clignote toutes les 10 secondes, indique aux navigateurs qu’ils atteignent la côte sud de l’Islande.


Le nom Dyrhólaey qui signifie “le trou dans la porte”, provient de l’arche de roche volcanique que l’on voit dans l’océan en contrebas du phare, et qui a été érodée au fil des siècles.

Au loin (au fond à gauche sur la photo ci-dessus), nous apercevons la plage de sable noir de Reynisfjara. Cette plage, réputée pour ses colonnes en basaltes, offre une vue splendide sur les formations rocheuses « Reynisdrangar » s’élevant au large. Vous aurez deviné qu’il s’agit de trolls de mer ! Leur histoire; alors qu’ils tentaient d’atteindre le rivage avant le lever du jour, ils ont malheureusement été frappés par la lumière du soleil et transformés en pierre.

Sur la gauche, une autre vue des trolls pétrifiés


Les falaises qui nous entourent et qui font parties d’une réserve naturelle depuis 1978, sont un site de nidification pour les oiseaux entre le printemps et l’été.

😐 Le village de Vik

Nous avions lu que c’était un petit village charmant et typique qui valait la peine d’être visité. En fait, nous en avons fait le tour en voiture, pris une photo de l’église, avons acheté des grosses chaussettes pour notre randonnée du lendemain, et sommes repartis. 

Skaftafell

Nous nous y sommes arrêtés pour la nuit. Pas de village à proprement parler, juste quelques maisons. La renommée du lieu est due essentiellement à son magnifique parc naturel, que nous allons découvrir le lendemain.

Jour 4: De Skaftafell à Hofn – 136 km

Arrêts prévus pour la journée

  • Skaftafell et les glaciers Vatnajökull et Falljökull
    • Distance depuis notre hôtel 10 km – 10 min
    • Temps de visite 6 hours
  • Breiðamerkurjökull, la lagune glaciaire Jökulsarlon et la plage de diamants
    • Distance depuis Le glacier Vatnajökull 56 km – 47 min
    • Temps de visite 1 heure
  • Hofn
    • Distance depuis La plage aux Diamands 80 km – 1h 07

😍 Skaftafell et les glacier Vatnajökull et Falljökull

Le glacier Falljökull

Avant de vous présenter le glacier et la randonnée que nous avons faite, laissez-moi vous parler du parc de Skaftafell. C’est un parc magnifique qui se situe au pied du plus grand glacier d’Europe, Vatnajökull. Les deux étant des trésors nationaux.

Pour en savoir plus sur les glaciers et notre magnifique randonnée, cliquez ici.

😭 Le hameau de Hof

À quelques kilomètres au sud de Skaftafell, se trouve le hameau de Hof. Ce village est connu pour sa belle chapelle au toit en herbe et son cimetière dont les tombes sont également recouvertes d’herbe.  Malheureusement, quand j’ai appris son existence, nous étions déjà partis. Il est à côté de Skaftafell, donc n’hésitez pas à faire un petit détour.

😍 Breiðamerkurjökull, la lagune glaciaire Jökulsarlon et la plage de diamants

Jökulsárlón, littéralement « lagune du glacier », est le plus connu et le plus grand des lacs pro-glaciaires d’Islande. 

Des blocs de glace se détachent du glacier Vatnajökull, plus précisément de sa langue glaciaire appelée Breiðamerkurjökull, et dérivent sur le lac. Ils sont de taille et de forme différentes, et s’érodent avec le temps. Lorsque leur taille le permet, ils descendent la rivière qui relie le lac et la mer, et, ballottés par les vagues, reviennent s’échouer sur la plage de sable noir. C’est ce spectacle qui a donné son nom à la plage, « la plage de diamants ».

L’évolution du lagon est impressionnante. Lorsque les premiers colons sont arrivés en Islande en 900 après J.-C., le bord de la langue glaciaire se trouvait 20 kilomètres plus au nord. Pendant le Petit Âge glaciaire de 1600 à 1900, les températures froides ont permis au glacier d’avancer jusqu’à 1 km de la côte. Mais la hausse des températures qui a suivi a entraîné de nouveaux changements. Le vêlage de glace a fait reculer rapidement Breiðamerkurjökull, créant le lagon vers 1934. Sa taille est passé de 7,9 km² en 1975 à 18 km² aujourd’hui.

😃 Les cratères de lave Eldgájarhraun

Sur la route, nous avons fait une petite pause aux cratères Eldgajarhraun. Nous avons vu le panneau indiquant le site depuis la route, et c’était l’occasion pour nous de nous dégourdir les jambes et d’en apprendre un peu plus sur l’Islande.

Les cratères de lave créés par les éruptions

Eldgjá est un volcan et un canyon. C’est d’ailleurs le plus grand canyon volcanique du monde. Quand nous avons commencé la traversée de cette région, nous avons été surpris par le relief. Toute la végétation a été détruite suite aux multiples éruptions, ce qui donne l’impression d’évoluer dans un paysage lunaire.

La première éruption de Eldgjá aurait eu lieu en 939. L’étendue de la surface de la lave est d’environ 800 km² soit environ 18 km3 de magma qui se sont déversés de la terre.


C’est sur ce site que fut créé, en 1168, un monastère pour les moines augustin. Il abrita en son temps le moine Eysteinn Ásgrímsson (1310 – 1360), mis aux fers pour désobéissance car il aurait roué de coups le père abbé de son monastère.
Il deviendra plus tard l’auteur du « Lys », une œuvre considérée comme la meilleure poésie religieuse en Islande au Moyen-âge. On dit d’ailleurs couramment en Islande que « chacun aurait souhaité l’avoir écrit. »

Pour la petite histoire, il paraîtrait même, qu’à l’époque, les relations entre les moines et les religieuses voisines étaient quelque peu inconvenables !

Höfn

Ce village de pêcheurs est situé à la pointe sud-est du glacier Vatnajökull. La ville n’est pas très grande, mais offre tous les principaux services. De Höfn, vous aurez une vue magnifique sur le glacier Vatnajökull au nord.

Ces dernières années, la ville a fait du homard un élément central de son image, avec par exemple un « festival du homard » qui a lieu chaque été.

Conclusion

Je ne m’attendais pas à trouver autant de paysages différents en Islande. Dans le sud, la partie que nous venons de traverser, les multiples éruptions volcaniques ont ravagé une grande partie du territoire. Une autre cause serait également responsable de cette destruction, qui remonte à l’invasion des Vikings. À leur arrivée, ils auraient coupé les forêts en abondance pour fabriquer leurs drakkars, et leurs troupeaux de moutons auraient saccagé les plaines. Aujourd’hui, il est encore difficile et long de reboiser le pays, et les autorités sont préoccupées par ce problème. On peut le remarquer lors de la randonnée dans les montagnes, où il est interdit de quitter les sentiers pour préserver la flore.
Je pense que notre prochaine étape nous conduira vers d’autres paysages. Après ces deux jours remplis de découvertes et d’émerveillement, nous avons hâte de poursuivre notre voyage et de voir ce que l’Islande nous réserve.

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